Friches

  1. Quelle est l’action de la SPI sur des friches industrielles ?
  2. La reconversion du site de Chertal est-elle une alternative à la zone 4 ?
  3. On constate de nombreux terrains apparemment vides sur les Hauts-Sarts. Ne devrait-on pas les remplir prioritairement avant de faire une extension ?
  4. On entend parler de reconversion pour le site des Acec à Herstal, d’y refaire du logement et même des cultures dans le cadre du projet « Verdir ». Qu’en est-il et n’est-ce pas un peu paradoxal quand, en même temps, on prend des terres agricoles pour réaliser la zone 4 ?

 

1. Quelle est l’action de la SPI sur des friches industrielles ?

La réhabilitation d’anciens sites d’activités économiques fait partie des missions de la SPI, qui veille à la gestion durable et réfléchie des ressources foncières et paysagères de la province. Son action est loin de se limiter à la création de parcs d’activités économiques sur des terres agricoles. La SPI mène en effet une action volontariste afin d’intervenir en priorité dans des friches et des espaces urbanisables. C’est ainsi qu’à l’échelle de son territoire (la province de Liège), 57% des projets de création de parc d’activités économiques concernent la réhabilitation de friches (69% sur la seule agglomération liégeoise ). En termes de superficie cela représente 31% des projets (51% sur l’agglomération liégeoise). Et cette proportion augmente chaque année grâce à nos partenariats avec les sociétés publiques SPAQuE et SORASI.

Néanmoins, il faut savoir que les procédures inhérentes à la requalification de « Sites à réaménager » (SAR) demandent des délais importants, eu égard notamment à la dépollution, souvent nécessaire, à opérer au préalable. De plus, les SAR reconvertibles en activité économique ne présentent pas toujours des superficies suffisantes à l’activité de certaines entreprises. C’est pourquoi, même si ce n’est jamais de gaité de cœur et sans un examen préalable de l’état des besoins, il est encore nécessaire aujourd’hui dans certains cas de retenir des localisations actuellement occupées par l'agriculture.

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2. La reconversion du site de Chertal est-elle une alternative à la zone 4 ?

Le site de Chertal, actuellement à l’arrêt, n’est pas pour autant libre à l’heure actuelle et un redémarrage des activités ne peut être exclu. Néanmoins, même à envisager une disponibilité immédiate, la reconversion d’un tel site ne pourrait se faire que dans des délais nettement plus longs et ne permettrait pas de répondre aux besoins actuels des entreprises. Dans l’éventualité où l’activité sidérurgique venait à s’arrêter définitivement sur le site, la SPI, ainsi que d’autres acteurs, seront bien évidemment très attentifs à sa reconversion, dans la lignée de nombreuses autres actions déjà menées sur d’anciens sites industriels. Pour ne citer que quelques exemples d’anciennes installations sidérurgiques pour lesquelles la SPI a participé au projet de reconversion, mentionnons le site LD Seraing, l’extension du LIEGE Science Park, ou encore le site Phénix à Flémalle,…

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3. On constate de nombreux terrains apparemment vides sur les Hauts-Sarts. Ne devrait-on pas les remplir prioritairement avant de faire une extension ?

Certains terrains sont effectivement encore inoccupés sur le parc actuel, et des bâtiments sont régulièrement à vendre ou à louer. Cela peut donner l’impression que certaines parties du parc existant sont « vides ». Mais, au-delà des apparences, il faut garder plusieurs éléments à l’esprit : certains terrains encore vides sont propriété d’entreprises qui ont un projet qui va débuter dans les prochaines années, d’autres ventes sont en fait des densifications (une entreprise constate qu’elle n’utilisera pas un surplus de terrain initialement acheté, par exemple pour une extension, et choisit de le revendre), et globalement, on constate une rotation importante de la plupart des biens mis en vente ou en location, preuve de la bonne attractivité de la zone encore aujourd’hui.

Ces terrains sont de tailles diverses et ne dépassent pas 1 ha hormis la vente récente de la propriété « Jambon Binet » pour un peu plus de 8 ha. La SPI suit très attentivement ce dossier, en envisage le rachat de manière à optimaliser l’utilisation de cette surface.

Afin d’éviter toute spéculation, la SPI peut activer son droit de rachat sur des terrains qu’elle a vendus et sur lesquels aucun projet d’activités économiques n’a été effectivement mis en œuvre 2 ans après la vente et alors qu’une entreprise privée est demandeuse de s’implanter. Dans le parc des Hauts-Sarts, depuis 2013, la SPI a racheté 13,83 ha dont 13,23ha ont déjà été revendus à d’autres entreprises. Le cas le plus marquant est le rachat du terrain qui a permis l’extension de l’entreprise Skechers (8,08 ha). Ceci est un autre signe de la dynamique importante et de l’attractivité du parc des Hauts-Sarts.

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4. On entend parler de reconversion pour le site des Acec à Herstal, d’y refaire du logement et même des cultures dans le cadre du projet « Verdir ». Qu’en est-il et n’est-ce pas un peu paradoxal quand, en même temps, on prend des terres agricoles pour réaliser la zone 4 ?

L’ancien site des Acec à Herstal fait partie des projets de réhabilitation menés par la SPI avec la commune. Ce site a été aménagé à une époque où la conception des zones d’activités économiques était tout à fait différente de celles en œuvre actuellement. Le site s’insère directement, sans transition, dans un contexte urbanisé très dense. Certaines entreprises qui s’y trouvent y sont également à l’étroit et ne disposent pas ou peu de possibilités d’extension. Le projet qui y sera développé prévoit justement de faire évoluer cet espace pour optimiser son utilisation et favoriser son intégration dans son environnement direct. Une mixité des fonctions est envisagée avec notamment du logement, mais aussi des activités économiques compatibles avec le contexte densément urbanisé qui encercle la zone.

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